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Après la réunion du 12 novembre 2025 entre la Mairie de Tours, la Région Centre-Val de Loire, la Métropole de Tours, l’Etat, le Département d’Indre-et-Loire, le Maire de Tours, Emmanuel Denis a annoncé officiellement sa décision de lancer le processus de CDI-sation en temps plein de 32 musicien.nes de l’Orchestre de l’Opéra de sa ville. Cet Orchestre exerce parallèlement une mission de diffusion du répertoire symphonique sur le territoire de la Région Centre-Val-de-Loire. Le processus lancé par le Maire de Tours prévoit aussi le recrutement de 5 postes administratifs pour encadrer l’orchestre. 

A l’heure où beaucoup relèguent au second plan la culture, utilisée comme variable d’ajustement budgétaire, cette décision des élus tourangeaux doit être saluée pour ce qu’elle est : une marque de lucidité politique et de responsabilité publique. 

Cette décision permise par l’appui des partenaires institutionnels doit maintenant être approuvée dans les prochains jours par leurs assemblées respectives pour une application dès la saison 2026-2027. 

Depuis des années, les artistes de cet orchestre étaient maintenus en situation précaire alors même que leur activité était régulière, permanente dans la vie culturelle régionale. Accompagnés depuis le début par leur syndicat STAM-CGT et le syndicat des agents territoriaux de la ville de Tours localement (et le SNAM-CGT au niveau national), les musicien.nes n’ont eu de cesse de se mobiliser : actions de sensibilisation auprès du public, rendez-vous avec les élus locaux ou à l’Assemblée Nationale, manifestations publiques, préavis de grève pour provoquer des négociations. Il leur aura aussi fallu batailler pour aboutir à un projet artistique et budgétaire viable, co-construit avec la Ville, la Direction du Grand Théâtre, la Région, le STAM-CGT et ne pas faiblir pendant près de 3 ans, pour le défendre et arriver aujourd’hui à cette victoire commune. 

Un orchestre permanent dans l’agglomération tourangelle et dans la Région Centre-Val de Loire, cela signifie : 

– plus de concerts symphoniques et lyriques,

– plus de rencontres avec tous les publics,

– plus d’actions en milieu scolaire,

– plus de collaborations avec les acteurs culturels régionaux,

– plus de présence dans les territoires éloignés de l’offre culturelle : quartiers, villes moyennes, ruralité. 

C’est un service public culturel enfin à la hauteur de son territoire, tourné vers l’ensemble de la population.

Une victoire pour les artistes, pour la Ville de Tours, pour la Région et surtout pour le public !

Merci au public et à tous nos soutiens pour leur fidélité indéfectible. 

Nous restons attentifs à toutes les étapes à venir.

Paris le 17 novembre 2025


Universal Music Group (UMG) vient d’annoncer avoir conclu un accord avec la société d’IA Udio comprenant, entre autres, le lancement d’une plateforme de création musicale par intelligence artificielle. Ainsi, dès l’année prochaine, un service d’IA générative exploiterait le catalogue mondial d’Universal, la plus importante des trois Majors de la musique enregistrée. 

Alors qu’il se confirme que cette annonce concerne le catalogue français d’Universal, nous rappelons qu’une telle exploitation des enregistrements des artistes-interprètes – que la loi nous donne mission de représenter – ne peut se faire aujourd’hui compte tenu des lois nationales, des textes européens ou des conventions internationales, qui donnent un certain nombre de droits aux artistes-interprètes et aux organisations qui les représentent. 

D’une part, les deux organismes de gestion collective de droits des artistes-interprètes français, l’Adami et la Spedidam, signataires du présent communiqué, ont exercé au nom de leurs dizaines de milliers de membres le droit d’opposition (« opt-out ») à la fouille de leurs enregistrements par les modèles d’intelligence artificielle générative. Les producteurs et les détenteurs de catalogues, à l’instar d’Universal, ne peuvent pas passer outre cette opposition. 

D’autre part, ce nouveau mode d’exploitation des enregistrements ne peut se faire sans l’autorisation contre rémunération de chaque artiste, qu’il s’agisse des artistes dits principaux qui font carrière sous leur nom, ou des musiciens, musiciennes et choristes qui les accompagnent. Ces autorisations font aujourd’hui défaut pour la quasi-totalité des titres protégés, c’est à dire enregistrés au cours des 70 dernières années. 

Aujourd’hui, le développement peu ou mal encadré des IA génératives pose de nombreux problèmes sur lesquels nos organisations sont mobilisées. Des artistes se sont déjà exprimés pour refuser l’exploitation de leurs œuvres et interprétations par des IA, à plus forte raison sans que soient respectés leurs droits et leurs intérêts. Cette mobilisation doit s’amplifier pour préserver et développer un écosystème qui offre des perspectives d’emploi et de développement de carrière aux artistes de toutes les esthétiques qui font la richesse et la diversité de la création artistique dans notre pays et dans le monde. 

Paris, le 3 novembre 2025

Contacts pour la presse : 

– Snam-CGT (union nationale des syndicats d’artistes musiciens et musiciennes, enseignants et interprètes de france) – Philippe Gautier 06 76 79 53 15 

– SFA-CGT (syndicat français des artistes interprètes) – Jimmy Shuman 06 07 14 77 42   

– SN3M-FO (syndicat national des musiciens et du monde de la musique) – Jean-Luc Bernard 06 18 00 16 21

– SPEDIDAM – Delphine Pillon 07 60 25 90 91 

– ADAMI – Benjamin Sauzay 06 86 95 55 94   


La session 2026 du concours d’Assistant territorial d’enseignement artistique (ATEA) s’annonce,
une fois encore, comme un parcours du combattant pour des centaines de professionnels déjà
au service du public : musiciens, danseurs, comédiens, plasticiens, accompagnateurs et
musiciens intervenants.

Le nombre de postes ouverts progresse — 1 815 postes annoncés pour le deuxième grade —
mais cela reste insuffisant face aux besoins et au niveau atteint en 2018 (2 467 postes).

Cette amélioration ne doit pas masquer un système fragile, inégal et toujours mal coordonné. Le
taux de contractuel dans l’enseignement artistique dépasse largement les 50%. Cela démontre
à quel point le nombres de postes est insuffisant !

Des erreurs qui se répètent pour les mêmes raisons

Recensement incomplet, erreurs de grade, postes non déclarés, problèmes de jury… Les
mêmes problèmes qu’en 2018 et 2022 produisent les mêmes effets : précarité et manque d’attractivité de nos métiers. Des centaines de collectivités inscrivent leurs postes au premier
grade (AEA), exclu de l’enseignement donc sans objet : encore une raison d’en demander la
suppression !

Une fonction publique en danger

Les emplois permanents doivent être occupés par des fonctionnaires. C’est une règle
fondamentale, posée par la Constitution, pour garantir un service public stable et indépendant.
Aujourd’hui, plus de la moitié des enseignants artistiques sont contractuels : c’est une dérive qui
affaiblit tout le système.

Stop au silence de la DGCL

Nous donnons rendez-vous à l’issue du concours 2026 pour un bilan clair et complet. Un
courrier est envoyé en ce sens à la Direction générale des collectivités locales (DGCL) et à la
Fédération nationale des centres de gestion (FNCDG) pour qu’elles assument leurs
responsabilités et ouvrent enfin le dialogue. Ce silence est amplifié par celui de tous les
ministères sollicités dans de nombreux communiqués et lettres ouvertes.

Nous rappelons que les organisations syndicales représentatives sont prêtes à travailler pour
que les prochains concours soient plus justes, plus efficaces et mieux adaptés aux réalités du
terrain. De nombreux enseignants attendent depuis trop longtemps leurs titularisations.

L’avenir de l’enseignement artistique passe par la reconnaissance et le respect de ses
enseignants.

Paris, le 27 octobre 2025


Les enseignant·es artistiques, les intermittent·es et les permanent·es sont déjà impacté·es par les politiques d’austérité budgétaire du gouvernement et des collectivités territoriales. Le prochain budget empire la situation et va dégrader de manière encore plus importante les conditions de travail des travailleur·euses de la culture, leur rémunération et l’offre culturelle à destination de tous les types de public. L’accès à la culture et aux pratiques artistiques est en danger ! Pourtant, il s’agit d’un droit fondamental des citoyen·nes.

Les intermittent·es voient leur quantité de travail diminuer du fait des coupes budgétaires actuelles. D’ailleurs, ces coupes ne sont pas des choix économiques mais bien des choix politiques. Une lettre de cadrage annonce déjà que les intermittent·es doivent participer à l’effort. Nous savons ce que cela veut dire : une baisse de droits. Beaucoup d’intermittent·es ne se relèveront pas de ce double effet : moins de travail et moins de droits !

Les orchestres permanents et spécialisés sont mis en danger par leur sous-financement. Ce sont de nombreux emplois de musicien·nes supplémentaires intermittent·es qui partent en fumée et des postes de permanent·es qui ne sont pas remplacés lors des départs. Les programmations sont réduites et adaptées à des budgets allégés.

Les enseignant·es ne décolèrent pas des dernières actualités les concernant. Leur évolution de carrière stagne, beaucoup ne peuvent être titularisé·es à cause des dysfonctionnements iniques dans l’organisation des concours. Plus de 300 postes sont déjà partis en fumée pour la session 2026.

C’est toute une profession qui se sent déconsidérée car les syndicats communiquent sur cette situation depuis près de 10 ans, sans être entendus et sans que l’organisation soit améliorée. Les rémunérations sont très basses par rapport au niveau de compétence que leur métier demande, dans le secteur associatif comme dans la fonction publique territoriale. Tou·tes les enseignant·es artistiques de la fonction publique territoriale doivent rejoindre la catégorie A.

De la même manière, dans l’associatif sous convention collective Eclat, seule la qualification de professeur devrait concerner les enseignant·es.

La mobilisation n’est plus une option et elle commence le 10 septembre. Nous nous préparons déjà pour le 18 septembre prochain. Les services publics et les travailleur·euses ne doivent pas être les victimes de la « dette » qui n’a jamais été à leur service.

Paris, le 5 septembre 2025


Après le gel des crédits octroyés à la part collective du Pass Culture, certaines DRAC annoncent des baisses sur le programme 361 «transmission des savoirs et démocratisation de la culture», jusque-là relativement épargné : – 15% par exemple en Nouvelle-Aquitaine. Enième mensonge de notre ministre de la Culture qui répète à qui veut l’entendre  » qu’il ne manquera pas un euro dans les territoires » .

Quant à l’enseignement spécialisé, les militant·es des syndicats du SNAM commencent déjà à être alerté·es de non-renouvellements de CDD dans la fonction publique territoriale ou de fermetures de classe… Même le CRR de Toulouse, établissement historique, subit le gel des recrutements et le non-remplacement des enseignant·es (pétition disponible sur change.org).

En outre, vendredi 6 juin dernier, a eu lieu le comité annuel de suivi du SNOP. De brillantes interventions ont émaillé la matinée, notamment au sujet des violences de toute nature (sexuelles, verbales, éducatives). Pourtant, force est de constater qu’aucun budget ne sera dégagé pour faire face à ces enjeux et aux autres ambitions du SNOP.
Pire : pour pallier le manque d’attractivité de nos métiers, la seule solution proposée est le recrutement dérogatoire (notamment pour les directeur·ices et les PEA nécessaires au classement à rayonnement départemental ou régional) ainsi que l’assouplissement des règles concernant l’encadrement des élèves inscrits en cycle menant au Diplôme National, plutôt que d’envisager une meilleure organisation des concours d’accès à l’emploi statutaire ou une revalorisation des conditions de travail et de rémunération, en lien avec le ministère de la fonction publique.

Mais l’attaque la plus rude actuellement concerne l’enseignement supérieur :

  • Désengagement du conseil régional des Pays de la Loire auprès du Pont Supérieur Bretagne/Pays de La Loire. En conséquence, aucun recrutement d’étudiant·es en Diplôme d’Etat/Diplôme National Supérieur Professionnel pour la prochaine rentrée ;
  • Fusion du Pôle d’Enseignement Supérieur Musique et Danse de Bordeaux et du Pôle Aliénor Poitiers-Tours, au motif affiché de proposer une «offre pédagogique unifiée» ;
  • Baisse de 780 000 euros du ministère sur le budget du CNSMD de Lyon, répercutée immédiatement et sans concertation sur les formations au Certificat d’Aptitude de professeur.

Tout cela intervient après un premier drame pour l’enseignement supérieur : la fermeture du Centre de Formation des Musiciens Intervenants (CFMI) du Grand Est, en 2024.

L’avenir des étudiant·es en musique et en danse n’a jamais été aussi incertain. Nos métiers sont menacés d’extinction par une telle attaque des formations préparant au DUMI, au DE, au DNSPM ainsi qu’au CA. Et au bout du compte, c’est tout le service public de l’enseignement des arts ainsi que les usagers qui seront perdants.

La rentrée 2025 sera mobilisée ou ne sera pas.

Paris le 24 juin 2025


La CGT alerte : la casse des services publics continue !

Les coupes budgétaires dans le secteur culturel (associations, collectivités territoriales, établissements publics, écoles et universités) touchent désormais un secteur essentiel l’enseignement artistique spécialisé. De plus en plus de collectivités locales menacent de fermer des écoles et conservatoires, baissent les subventions aux compagnies
locales, aux écoles d’art et design, aux établissements d’enseignement supérieur, aux associations et suppriment des postes d’agent public ou remettent en cause les horaires et les missions. Ces coupes viennent s’ajouter à celles de l’Etat en direction du secteur ou des collectivités qui le soutenaient d’ordinaire.

Quelques exemples récents :

  • Pour éviter de mettre la clé sous la porte, les écoles de musique associatives de Charente-Maritime appellent au soutien de mécènes et de particuliers.
  • Désengagement du conseil régional des Pays de la Loire auprès du Pont Supérieur Bretagne / Pays de La Loire. En conséquence, aucun recrutement d’étudiant en DE / DNSP pour la prochaine rentrée.
  • Fusion du Pôle d’Enseignement Supérieur Musique et Danse de Bordeaux et du Pôle Aliénor Poitiers-Tours, au motif affiché de proposer une « offre pédagogique unifiée ».
  • A Cornebarrieu en Haute-Garonne, la municipalité envisage de privatiser l’école de musique publique.
  • L’Etat réduit drastiquement – jusqu’à 33% – les crédits des enveloppes « politique de la ville ».

Moins de moyens, c’est :

  • La fermeture de structures culturelles (associations, médiathèques, conservatoires, centres d’art…).
  • La précarisation des salarié.es et des agents : contrats non renouvelés, postes gelés ou supprimés, diminution du temps de travail des enseignants.
  • Une offre culturelle dégradée pour les habitants·es, notamment dans les territoires ruraux ou populaires.
  • Un recul dramatique de l’accès à l’art et à la pratique artistique, notamment pour les jeunes.

L’enseignement artistique spécialisé n’est pas un luxe, c’est un droit !

La musique, la danse, le théâtre, les arts visuels… Ce sont des piliers de l’épanouissement personnel, de la cohésion sociale, de la citoyenneté. Ils doivent rester accessibles à toutes et tous. Chacun·e doit pouvoir exercer ses droits culturels et, dans ce cadre, accéder à la pratique artistique de son choix. Or, les logiques comptables imposées par les élus ou l’État mettent en péril ces missions du service public de la culture.

La CGT revendique :

  • Le maintien et la revalorisation des budgets culturels dans la FPT et dans les associations.
  • L’organisation régulière et rapprochée de concours d’accès à l’emploi sous statut dans la FPT.
  • La titularisation ou la CDIsation des agents précaires qui y sont éligibles et le respect de leurs statuts (les agents contractuels n’ont pas de statut).
  • Des conditions de travail plus dignes (fini la précarité, les salaires bas, les conditions de travail délétères…).
  • La suppression de la qualification d’animateur technicien pour les enseignants·es du secteur associatif.
  • Le passage de tous·tes les enseignant·es artistiques de la FPT en catégorie A.
  • Un véritable plan de soutien à l’enseignement artistique spécialisé territorial.
  • L’arrêt immédiat des suppressions de postes et de services.

Ne laissons pas détruire nos services publics de proximité !

Mobilisons-nous ensemble pour défendre la culture, l’emploi public et associatif qualifié, l’égalité d’accès aux savoirs, à l’art et à son enseignement !

Rejoignez la CGT – Ensemble, on est plus forts ! Participez aux mobilisations CGT du 22 au 25 mai et le 5 juin partout en France.

Le 21 mai 2025

L’interfédérale CGT « Enseignement Artistique »


Ce matin le Maire de Tours Emmanuel Denis, la Vice-Présidente de la Région Centre Val de Loire Delphine Benassy, le Directeur de l’Opéra de Tours Laurent Campellone et des musiciens et musiciennes de l’orchestre intégré.es à une délégation de notre syndicat ont été reçus par des conseillères du cabinet de Rachida Dati, la ministre de la Culture. 

Toutes les collectivités du territoire se sont mises d’accord entre elles et avec les représentant.es syndica.les des musiciens et musiciennes de l’orchestre pour présenter à la ministre un projet de création d’un orchestre permanent dans la région (qui peut être communiqué sur demande). Le projet artistique et culturel basé sur un maintien de l’activité lyrique à Tours et sur une forte augmentation du nombre de levers de rideau symphoniques dans la région comporte aussi un versant important d’accompagnement de la pratique en amateur ou de travail auprès des scolaires, l’ensemble des partenaires ayant à cœur de lier un haut niveau d’excellence artistique à une proximité forte avec la population. 

Comme l’ont expliqué les différentes parties prenantes dont Laura Perrine-Martin, co-hautbois-solo au sein de l’orchestre de Tours et porte-parole syndicale, l’orchestre se trouve dans une grave crise depuis des années. D’une part le maintien des musiciens et musiciennes sous le statut abusif du CDD d’usage n’est plus tenable : depuis quelques années ils et elles se mobilisent pour sortir de cette précarité subie par le biais de multiples manifestations et journées de grève, certains artistes ayant même déposé des recours devant le Conseil de Prud’hommes. D’autre part, le sous-financement chronique de l’orchestre a entraîné ces dernières années une baisse de l’activité des artistes et du nombre de concerts offerts au public. Fort heureusement les collectivités semblent en avoir pris la mesure et annoncent vouloir recruter désormais les artistes en CDI à temps complet tout en refinançant la structure. A ce jour, seul l’Etat n’a pas encore indiqué à quelle hauteur il pourrait réévaluer sa contribution. Nous avons entendu ce matin les conseillères de la ministre reconnaitre la pertinence du scénario artistique et financier présenté tout en disant qu' »un pas sera fait pour cette année et les années suivantes  » . 

La ministre de la Culture Rachida Dati qui déclare à qui veut l’entendre sa volonté de soutenir la vie culturelle partout sur les territoires et notamment en zone rurale a ici une opportunité de passer de la parole aux actes. Dernière région française à être dépourvue d’orchestre permanent, le Centre Val de Loire se caractérise aussi par une prééminence du milieu rural et de nombreuses villes petites ou moyennes. 

Nous appelons l’ensemble des forces politiques, syndicales, associatives ou citoyennes attachées au développement de la vie musicale à Tours et dans la région à interpeller la ministre de la Culture pour obtenir le déblocage de la part de budget qui manque encore – on parle de moins de 500 000 € par an – pour la création d’un orchestre permanent au service de la population. 

Paris le 15 mai 2025


Le Snam-CGT vient de réunir son Congrès statutaire à Tours ces 12 et 13 mai. Des musiciens et musiciennes issu·es de toutes les régions, qu’ils et elles soient intermittent·es du spectacle, artistes permanent·es des ensembles symphoniques et maisons d’opéra, enseignant·es des conservatoires ou du secteur associatif, ont débattu de motions portant sur les violences sexistes et sexuelles dans le milieu musical ou sur la nécessité d’un Service public des arts et de la culture à même de répondre aux besoins et aspirations de la population de notre pays. 

Une table ronde a abordé la question du soutien à apporter à la production des projets portés par des artistes souvent sans entourage professionnel et une autre les ambitions d’un Snam-CGT dont le nombre d’adhérent·es croît régulièrement depuis plusieurs années. Plusieurs invité·es ont eu l’occasion de prendre la parole et d’échanger avec les congressistes, parmi lesquels par exemple des dirigeantes de l’ADAMI et de la SPEDIDAM ou le Secrétaire Général de la Fédération Internationale des Musiciens.

Le Bureau Exécutif de 29 membres a été élu au sein duquel ont été désigné·es :

  • Sophie Bollich (Orchestre National des Pays de la Loire) : Présidente
  • Laurence Giraudet (Conservatoire de Mérignac) : Vice-Présidente
  • Mickaël Masclet (Orchestre National des Pays de la Loire) : Trésorier
  • Philippe Gautier (intermittent musiques actuelles) : Secrétaire Général
  • Karine Huet (intermittente musiques actuelles) : Secrétaire Générale Adjointe
  • Timo Metzemakers : (intermittent musiques actuelles) : Secrétaire Général Adjoint
  • Laurence Giraudet et Nathalie Grandet (conservatoire de la Côte d’Albâtre) ont été élues co-secrétaires de la Branche Nationale de l’Enseignement
  • Guillaume Bidar (Orchestre National de Mulhouse) et Laura Perrine-Martin (Orchestre région Centre Val de Loire – Tours) ont été élus co-secrétaires de la Branche Nationale des Ensembles Permanents
  • Thierry Oury a été élu Secrétaire de la Branche Nationale des Intermittent·es des Musiques Actuelles

La nouvelle équipe remercie chaleureusement les militant.es qui passent le relai à l’occasion de ce Congrès parmi lesquels Pierre-Marie Bommier, Jonathan Di Credico, Christophe Grasser, Tristan Liehr et Lionel Tessier.

Paris, le 14 mai 2025


Début mars 2025, les deux organismes de gestion collectives d’artistes interprètes, l’ADAMI et la SPEDIDAM, ont déclaré exercer leur droit d’opposition (opt-out) au nom et pour le compte des artistes interprètes qu’ils représentent conformément aux articles L.211-3 8° et L.122-5-3 du Code de la propriété intellectuelle. Ces actes contribuent à la sécurisation des droits des artistes dont les interprétations sonores, audiovisuelles et cinématographiques, disponibles en ligne, sont pillées sans autorisation pour entrainer les modèles d’Intelligence Artificielle (IA). Ces déclarations complètent les déclarations d’opt-out déjà exprimées par d’autres catégories d’ayants droit, tels que les auteurs ou les et compositeurs, et soulignent que ni la fouille des œuvres, ni les éventuelles exploitations qui en résulteraient, ne peuvent être considérées comme des exploitations déjà cédées par les interprètes dans le cadre de la cession initiale de leurs droits.

La protection des droits des artistes face à l’émergence de l’IA doit être totale et sans compromis. Ainsi, dans la continuité des négociations ouvertes dans le secteur du doublage, de l’audiovisuel et du cinéma, nos organisations syndicales entendent accentuer leurs mobilisations afin d’améliorer l’effectivité d’un l’opt-out généralisé notamment au sein des différentes branches professionnelles telle que l’audiovisuel, le cinéma, l’édition phonographique et les secteurs liés aux entreprises au service de la création et de l’évènement. Notre objectif est clair : empêcher le moissonnage des interprétations sans l’autorisation des artistes ainsi que les atteintes aux droits de la personnalité qui en découlent.

A ce jour, les premières conséquences sur l’emploi des artistes, liées à l’arrivée sur le marché des contenus générés, partiellement ou entièrement, par l’IA, sont déjà visibles. Bien conscientes des risques pesant sur l’emploi des artistes, la créativité humaine et la préservation des droits des artistes, les récentes déclarations de l’ensemble des organisations d’artistes visent à se prémunir contre les menaces qui pèsent sur nos professions et nos droits. Aujourd’hui, nos organisations syndicales souhaitent réaffirmer leur engagement dans la défense des droits des artistes face aux enjeux posés par l’IA.

Paris le 3 avril 2025


Education Artistique et Culturelle : faire pratiquer la musique à tous les enfants et adolescents scolarisés 

1 – Inclure dans l’emploi du temps de tous les enfants scolarisés en élémentaire un temps hebdomadaire de pratique musicale collective (sur le modèle de ce qui existe déjà à Paris par exemple)

2 – Constituer des orchestres d’élèves (orchestres à cordes ou à vent, fanfares, ensembles de percussions…) ou des maîtrises vocales dans les écoles élémentaires, les collèges et les lycées

3 – Renforcer le corps des Musiciens Intervenants en Milieu Scolaire pour encadrer ces activités

 

Enseignement artistique spécialisé : faciliter l’accès à un apprentissage sur le temps long à tous les enfants et adolescents

4 – Grâce à un cofinancement de l’État, redéployer le réseau des conservatoires et des écoles associatives pour que toutes les familles aient la possibilité d’inscrire leurs enfants à des cours de musique (classique, jazz, musiques actuelles, musiques traditionnelles), de danse, de théâtre et d’arts plastiques, de musique à moins de 30 minutes de leur domicile

5 – Renforcer l’attractivité du métier d’enseignant·e artistique et reconnaître la valeur professionnelle des agent·es et des salairé·es par l’accès systématique à la catégorie A de la Fonction Publique Territoriale et à la qualification de professeur dans le secteur associatif

 

Soutenir la pratique en amateur à tous les ages de la vie 

6 – Développer les moyens des structures d’éducation populaire et des conservatoires (fanfares, harmonies, chorales, groupes de musiques actuelles ou traditionnelles…)

 

Renforcement de l’offre de concerts sur tous les territoires : 

7 – Renforcer le tissu d’orchestres symphoniques permanents et renforcer leur mission de diffusion de la musique auprès de tous les publics

8 – Confier au Centre National de la Musique un programme de soutien financier permettant d’augmenter l’offre de concerts dans les théâtres de ville et les centres culturels

9 – Grâce à des aides à l’emploi d’artistes (GIP Cafés-Cultures, FONPEPS…), faciliter l’organisation de concerts dans les lieux associatifs et de proximité

 

Soutenir le financement du service public de la Culture : soutien à la création et à l’excellence artistique 

10 – À l’avenir, indexer sur l’inflation les subventions destinées au service public

11 – Reconstituer le volume d’emploi artistique des structures symphoniques et lyriques en renforçant l’intervention financière de l’Etat

12 – Sécuriser les financements des ensembles musicaux spécialisés par des engagements pluriannuels

13 – Créer et financer des structures régionales de production pour les projets d’artistes du champ des musiques actuelles insuffisamment rentables pour les producteurs dans le secteur marchand

 

Egalité : 

14 – Conditionner les aides publiques au secteur musical à une répartition égalitaire de l’emploi (hors emplois genrés ou concours de recrutement) et des revenus entre les hommes et les femmes

15 – lutter contre le sexisme et les violences sexuelles à tous les niveaux, dans les conservatoires et écoles où les enfants apprennent la musique, dans les lieux qui accueillent du public et aux structures qui emploient des artistes professionnel·les

16 – Lutter contre les stéréotypes de genre dès l’inscription des enfants au sein d’un établissement d’enseignement artistique.

 

Réguler le secteur musical et parvenir à un plus juste partage de la valeur : 

17 – Confier au Centre National de la Musique un rôle de régulateur du secteur musical pour limiter la concentration des acteurs les plus puissants

18 – Augmenter la contribution des activités les plus rentables au Centre National de la Musique au bénéfice des aides sélectives aux esthétiques qui ne trouvent que peu de rentabilité sur le marché

19 – Réguler le marché du streaming en limitant les effets de l’actuel modèle de répartition des revenus

 

Améliorer la situation sociale des artistes de la musique 

20 – Faire accéder les artistes intermittents du spectacle à éligibilité lors des élections professionnelles dans les structures qui les emploient régulièrement

21 – Créer un droit syndical spécifique pour les artistes intermittents du spectacle

22 – Placer sur des emplois permanents à plein temps tous les artistes des opéras et orchestres symphoniques fonctionnant aujourd’hui exclusivement au cachet

23 – Faire reculer la précarisation des artistes intermittents en luttant contre le travail dissimulé et le recours illégal à l’auto-entreprenariat

 

Juin 2024