Après la réunion du 12 novembre 2025 entre la Mairie de Tours, la Région Centre-Val de Loire, la Métropole de Tours, l’Etat, le Département d’Indre-et-Loire, le Maire de Tours, Emmanuel Denis a annoncé officiellement sa décision de lancer le processus de CDI-sation en temps plein de 32 musicien.nes de l’Orchestre de l’Opéra de sa ville. Cet Orchestre exerce parallèlement une mission de diffusion du répertoire symphonique sur le territoire de la Région Centre-Val-de-Loire. Le processus lancé par le Maire de Tours prévoit aussi le recrutement de 5 postes administratifs pour encadrer l’orchestre. 

A l’heure où beaucoup relèguent au second plan la culture, utilisée comme variable d’ajustement budgétaire, cette décision des élus tourangeaux doit être saluée pour ce qu’elle est : une marque de lucidité politique et de responsabilité publique. 

Cette décision permise par l’appui des partenaires institutionnels doit maintenant être approuvée dans les prochains jours par leurs assemblées respectives pour une application dès la saison 2026-2027. 

Depuis des années, les artistes de cet orchestre étaient maintenus en situation précaire alors même que leur activité était régulière, permanente dans la vie culturelle régionale. Accompagnés depuis le début par leur syndicat STAM-CGT et le syndicat des agents territoriaux de la ville de Tours localement (et le SNAM-CGT au niveau national), les musicien.nes n’ont eu de cesse de se mobiliser : actions de sensibilisation auprès du public, rendez-vous avec les élus locaux ou à l’Assemblée Nationale, manifestations publiques, préavis de grève pour provoquer des négociations. Il leur aura aussi fallu batailler pour aboutir à un projet artistique et budgétaire viable, co-construit avec la Ville, la Direction du Grand Théâtre, la Région, le STAM-CGT et ne pas faiblir pendant près de 3 ans, pour le défendre et arriver aujourd’hui à cette victoire commune. 

Un orchestre permanent dans l’agglomération tourangelle et dans la Région Centre-Val de Loire, cela signifie : 

– plus de concerts symphoniques et lyriques,

– plus de rencontres avec tous les publics,

– plus d’actions en milieu scolaire,

– plus de collaborations avec les acteurs culturels régionaux,

– plus de présence dans les territoires éloignés de l’offre culturelle : quartiers, villes moyennes, ruralité. 

C’est un service public culturel enfin à la hauteur de son territoire, tourné vers l’ensemble de la population.

Une victoire pour les artistes, pour la Ville de Tours, pour la Région et surtout pour le public !

Merci au public et à tous nos soutiens pour leur fidélité indéfectible. 

Nous restons attentifs à toutes les étapes à venir.

Paris le 17 novembre 2025


Universal Music Group (UMG) vient d’annoncer avoir conclu un accord avec la société d’IA Udio comprenant, entre autres, le lancement d’une plateforme de création musicale par intelligence artificielle. Ainsi, dès l’année prochaine, un service d’IA générative exploiterait le catalogue mondial d’Universal, la plus importante des trois Majors de la musique enregistrée. 

Alors qu’il se confirme que cette annonce concerne le catalogue français d’Universal, nous rappelons qu’une telle exploitation des enregistrements des artistes-interprètes – que la loi nous donne mission de représenter – ne peut se faire aujourd’hui compte tenu des lois nationales, des textes européens ou des conventions internationales, qui donnent un certain nombre de droits aux artistes-interprètes et aux organisations qui les représentent. 

D’une part, les deux organismes de gestion collective de droits des artistes-interprètes français, l’Adami et la Spedidam, signataires du présent communiqué, ont exercé au nom de leurs dizaines de milliers de membres le droit d’opposition (« opt-out ») à la fouille de leurs enregistrements par les modèles d’intelligence artificielle générative. Les producteurs et les détenteurs de catalogues, à l’instar d’Universal, ne peuvent pas passer outre cette opposition. 

D’autre part, ce nouveau mode d’exploitation des enregistrements ne peut se faire sans l’autorisation contre rémunération de chaque artiste, qu’il s’agisse des artistes dits principaux qui font carrière sous leur nom, ou des musiciens, musiciennes et choristes qui les accompagnent. Ces autorisations font aujourd’hui défaut pour la quasi-totalité des titres protégés, c’est à dire enregistrés au cours des 70 dernières années. 

Aujourd’hui, le développement peu ou mal encadré des IA génératives pose de nombreux problèmes sur lesquels nos organisations sont mobilisées. Des artistes se sont déjà exprimés pour refuser l’exploitation de leurs œuvres et interprétations par des IA, à plus forte raison sans que soient respectés leurs droits et leurs intérêts. Cette mobilisation doit s’amplifier pour préserver et développer un écosystème qui offre des perspectives d’emploi et de développement de carrière aux artistes de toutes les esthétiques qui font la richesse et la diversité de la création artistique dans notre pays et dans le monde. 

Paris, le 3 novembre 2025

Contacts pour la presse : 

– Snam-CGT (union nationale des syndicats d’artistes musiciens et musiciennes, enseignants et interprètes de france) – Philippe Gautier 06 76 79 53 15 

– SFA-CGT (syndicat français des artistes interprètes) – Jimmy Shuman 06 07 14 77 42   

– SN3M-FO (syndicat national des musiciens et du monde de la musique) – Jean-Luc Bernard 06 18 00 16 21

– SPEDIDAM – Delphine Pillon 07 60 25 90 91 

– ADAMI – Benjamin Sauzay 06 86 95 55 94