Snam.Infos n°90

 Publié le : 30 Juin 2024  

  • Appel commun CFDT – CGT – UNSA – FSU – SOLIDAIRES
  • Les 23 propositions d’intérêt général que le SNAM-CGT présente au Nouveau Front Populaire
  • Violences et harcèlements subis par les élèves
  • Un nouveau diplôme d’Etat pour la danse. Dans quels buts ? Avec quels moyens ?
  • L’enseignement artistique sur tous les fronts

Education Artistique et Culturelle : faire pratiquer la musique à tous les enfants et adolescents scolarisés 

1 – Inclure dans l’emploi du temps de tous les enfants scolarisés en élémentaire un temps hebdomadaire de pratique musicale collective (sur le modèle de ce qui existe déjà à Paris par exemple)

2 – Constituer des orchestres d’élèves (orchestres à cordes ou à vent, fanfares, ensembles de percussions…) ou des maîtrises vocales dans les écoles élémentaires, les collèges et les lycées

3 – Renforcer le corps des Musiciens Intervenants en Milieu Scolaire pour encadrer ces activités

 

Enseignement artistique spécialisé : faciliter l’accès à un apprentissage sur le temps long à tous les enfants et adolescents

4 – Grâce à un cofinancement de l’État, redéployer le réseau des conservatoires et des écoles associatives pour que toutes les familles aient la possibilité d’inscrire leurs enfants à des cours de musique (classique, jazz, musiques actuelles, musiques traditionnelles), de danse, de théâtre et d’arts plastiques, de musique à moins de 30 minutes de leur domicile

5 – Renforcer l’attractivité du métier d’enseignant·e artistique et reconnaître la valeur professionnelle des agent·es et des salairé·es par l’accès systématique à la catégorie A de la Fonction Publique Territoriale et à la qualification de professeur dans le secteur associatif

 

Soutenir la pratique en amateur à tous les ages de la vie 

6 – Développer les moyens des structures d’éducation populaire et des conservatoires (fanfares, harmonies, chorales, groupes de musiques actuelles ou traditionnelles…)

 

Renforcement de l’offre de concerts sur tous les territoires : 

7 – Renforcer le tissu d’orchestres symphoniques permanents et renforcer leur mission de diffusion de la musique auprès de tous les publics

8 – Confier au Centre National de la Musique un programme de soutien financier permettant d’augmenter l’offre de concerts dans les théâtres de ville et les centres culturels

9 – Grâce à des aides à l’emploi d’artistes (GIP Cafés-Cultures, FONPEPS…), faciliter l’organisation de concerts dans les lieux associatifs et de proximité

 

Soutenir le financement du service public de la Culture : soutien à la création et à l’excellence artistique 

10 – À l’avenir, indexer sur l’inflation les subventions destinées au service public

11 – Reconstituer le volume d’emploi artistique des structures symphoniques et lyriques en renforçant l’intervention financière de l’Etat

12 – Sécuriser les financements des ensembles musicaux spécialisés par des engagements pluriannuels

13 – Créer et financer des structures régionales de production pour les projets d’artistes du champ des musiques actuelles insuffisamment rentables pour les producteurs dans le secteur marchand

 

Egalité : 

14 – Conditionner les aides publiques au secteur musical à une répartition égalitaire de l’emploi (hors emplois genrés ou concours de recrutement) et des revenus entre les hommes et les femmes

15 – lutter contre le sexisme et les violences sexuelles à tous les niveaux, dans les conservatoires et écoles où les enfants apprennent la musique, dans les lieux qui accueillent du public et aux structures qui emploient des artistes professionnel·les

16 – Lutter contre les stéréotypes de genre dès l’inscription des enfants au sein d’un établissement d’enseignement artistique.

 

Réguler le secteur musical et parvenir à un plus juste partage de la valeur : 

17 – Confier au Centre National de la Musique un rôle de régulateur du secteur musical pour limiter la concentration des acteurs les plus puissants

18 – Augmenter la contribution des activités les plus rentables au Centre National de la Musique au bénéfice des aides sélectives aux esthétiques qui ne trouvent que peu de rentabilité sur le marché

19 – Réguler le marché du streaming en limitant les effets de l’actuel modèle de répartition des revenus

 

Améliorer la situation sociale des artistes de la musique 

20 – Faire accéder les artistes intermittents du spectacle à éligibilité lors des élections professionnelles dans les structures qui les emploient régulièrement

21 – Créer un droit syndical spécifique pour les artistes intermittents du spectacle

22 – Placer sur des emplois permanents à plein temps tous les artistes des opéras et orchestres symphoniques fonctionnant aujourd’hui exclusivement au cachet

23 – Faire reculer la précarisation des artistes intermittents en luttant contre le travail dissimulé et le recours illégal à l’auto-entreprenariat

 

Juin 2024


L’Artiste Enseignant n° 90

 Publié le : 19 Juin 2024  

  • L’enseignement artistique sur tous les fronts
  • Violences et harcèlements subis par les élèves
  • Un nouveau diplôme d’Etat pour la danse. Dans quels buts ? Avec quels moyens ?

UN FRONT POPULAIRE POUR GAGNER DANS LA RUE ET DANS LES URNES !

 Publié le : 11 Juin 2024  

Déclaration des syndicats de la Fédération CGT Spectacle réunis en Comité Fédéral National les 10 et 11 juin 2024

Ce dimanche les extrêmes droites ont atteint en France environ 40% des suffrages exprimés lors du scrutin européen. Dans de trop nombreux pays d’Europe elles connaissent une montée similaire, qui résonne avec d’autres situations sur d’autres continents. Le soir même le Président de la République annonçait la dissolution de l’Assemblée Nationale.

Cette situation inédite à plus d’un titre n’est pas sans cause et la responsabilité du pouvoir est immense dans la défiance de la population envers les institutions, dans la progression des idées d’extrême-droite et dans les reculs sociaux qui ont abouti à ce résultat.

Mais l’heure n’est pas aux commentaires, elle est à la mobilisation de toutes et tous pour contrer la poussée de l’extrême-droite et faire émerger une majorité porteuse des aspirations du monde du travail. Celui-ci doit refuser le piège que constitue la fausse alternative entre un néolibéralisme destructeur le la planète comme des droits des travailleur.ses porté par le camp politique du Président de la République et l’atteinte aux droits et aux libertés portée par les extrêmes droites qui prospèrent sur la haine, le racisme, l’autoritarisme et le rejet des plus faibles. Présenter ce choix à la population constitue en vérité l’assurance d’obtenir le pire de chaque proposition.

Le mouvement syndical et singulièrement la CGT doivent dès aujourd’hui aider à construire un front politique porteur de leurs valeurs et de leurs revendications pour le pays. Nous devons être acteurs de la création d’un front populaire pour offrir une alternative aux sinistres projets de l’extrême droite et de Macron.

Il existe en France une majorité pour revenir sur l’âge de la retraite à 64 ans, le développement de services publics au plus près des populations et le développement d’une protection sociale couvrant tous les accidents de la vie pour ne prendre que quelques exemples. La CGT et l’ensemble des organisations syndicales qui se retrouvent sur ces fondamentaux doivent dès aujourd’hui dialoguer avec les forces politiques du pays susceptibles de porter leurs priorités en inversant les choix mortifères opérés par les gouvernements successifs ces dernières années.

Les travailleuses et travailleurs de nos secteurs doivent prendre leur part dans cette mobilisation en réaffirmant la profonde incompatibilité entre les valeurs dont ils et elles sont porteureur-euses et les idées de l’extrême-droite. Partout où elle arrive au pouvoir, l’extrême droite s’attaque au service public de la culture, à la liberté des artistes et au pluralisme des médias. Les travailleurs et travailleuses de nos secteurs doivent donc plus que jamais entrer dans la bataille qui se joue, en rejoignant les rassemblements, réunions publiques, débats, ou toute autre forme de mobilisation qui émergerait du corps social. La question de la grève doit être posée.

Cette séquence électorale ne marque pas pour autant la fin des luttes que nous portons. La situation budgétaire est toujours délétère, artistes, technicien-nes et personnels administratifs du spectacle vivant, de l’audiovisuel, du cinéma, artistes auteur-ices, enseignant-es artistiques, journalistes sont toujours précarisé-es et voient leurs conditions de vie se dégrader, l’audiovisuel public est toujours menacé, et à ce stade la réforme de l’assurance chômage est maintenue : le décret sera publié fin juin.

Aussi nous maintenons tous les appels à mobilisation et Assemblées Générales prévus cette semaine, pour y agréger la situation politique que nous connaissons. Le 13 juin doit être une journée forte de rassemblements et d’actions partout en France, et nous appelons avec toute la CGT à rejoindre les manifestations de ce week-end.

A Paris : rassemblement le 13 juin à 14h30 devant l’Ecole Nationale d’Architecture, 60 boulevard de la Villette
Ailleurs: carte des mobilisations https://lc.cx/CarteRDVmaijuin2024

 Publié le : 7 Juin 2024  

Communiqué de presse intersyndical sur les annonces de l’ADAMI et de la SCPP
Les syndicats représentant les artistes interprètes de la musique, du théâtre, de la danse attachés à l’existence d’organismes de gestion collective des droits des artistes interprètes forts et indépendants, ont pris bonne note des communiqués de l’Adami et de la SCPP du 28 et 31 mai.

Ils accueillent avec satisfaction les clarifications apportées par le communiqué du 31 mai, qui conforte leur détermination à maintenir et renforcer l’ADAMI comme OGC d’artistes interprètes indépendant, géré par les artistes interprètes, dans l’intérêt des artistes interprètes.

En même temps, nos organisations saluent l’objectif de ces deux OGC visant à mettre en place des outils communs permettant de mutualiser les investissements nécessaires pour améliorer les services rendus aux artistes interprètes, dans un environnement ou les masses de données devant être traitées s’accroissent exponentiellement.

Nous appelons de nos vœux et continuerons à travailler à l’union de toutes les organisations et sociétés d’artistes interprètes pour la défense de leurs intérêts.

Paris, le 6 juin 2024


Le scrutin en ligne pour ces élections ouvre ce lundi 3 juin et durera jusqu’au 26 juin. Nous soutenons cette année encore une liste personnes, syndiqué.es ou non, artistes pratiquant le chant ou la musique, le classique ou les musiques actuelles, permanents des orchestres ou intermittents du spectacle.
Vous trouverez toutes les infos sur le sujet ici.
Nos 8 candidats pour le C.A. sont :
AYMARD Isabelle (violoniste)
BERNARD Jean-Luc (batteur)
FEYLER PERRIN Françoise (violoniste)
FRANCOIS Guillaume (violoncelliste)
MACE Laurent (pianiste)
MASCLET Mickaël (contrebassiste)
SCHAAFF Nathalie (chanteuse lyrique)
WYSTRAETE Victor (violoniste, percussionniste)Nos 5 candidats à l’Organe de Surveillance sont :
BOREE Lionel (piano, claviers)
DOMERGUE Samuel (percussions)
DUBOIS Simon (chanteur lyrique)
ROUX « Pili » Jean-Philippe (basse électrique)
WYSTRAETE Bernard (flûtes)
Soyons vigilants, conservons les codes reçus par courriel dès le 3 juin ou par courrrier postal. Le vote, sauf exception, se fait individuellement et en ligne. N’oubliez pas de voter et de sensibiliser vos collègues à l’importance de voter.
Pour les diverses motions et résolutions à l’odj de l’Assemblée Générale de la SPEDIDAM, nous ne communiquons pas de recommandations de vote.

Snam.Infos n°89

 Publié le : 3 Juin 2024  

  • Brèves
  • SPEDIDAM : continuer la mobilisation
  • EAC : l’étau se resserre autour des artistes et des compagnies
  • Nous n’oublierons pas Lionel
  • Le SNAM se dote d’une cellule de traitement des comportements irrespectueux, violents ou sexistes
  • La déclaration des frais professionnels réels engagés par les artistes
  • Les enseignants artistiques se mobilisent
  • Le problème de Marguerite et des trajets inter-sites
  • Le temps de travail des enseignants artistiques, épisode 1 : le service hebdomadaire
  • Garantie protection juridique : une précaution nécessaire

Snam.Infos n°88

 Publié le : 3 Juin 2024  

  • Chômage, intermittence : d’accord, pas d’accord ?
  • L’accord du 27 octobre
  • Financement public de la musique
  • Réponses de Normands
  • Interview avec Thibaud Fouet, directeur des sociétaires à la Sacem
  • Enseignement associatif et CCN ECLAT : de négociations en modifications
  • Retour sur une journée de débats autour des musiciens intervenants Dumistes
  • Une lutte payante au conservatoire de Mérignac en Gironde
  • 2023 en images