Concert symphonique en soutien à l’Odéon occupé
Publié le : 26 Mar 2021
Publié le : 26 Mar 2021
Publié le : 22 Mar 2021
Publié le : 21 Mar 2021
Imposé un temps par la situation sanitaire et le confinement impromptu, force est de constater que les mois passant, les employeurs y trouvent certains bénéfices au point, régulièrement, et sous prétexte de la pandémie qui a bon dos, de l’utiliser de façon pérenne. Très souvent sans le moindre frais supplémentaire, cette forme de travail procure des économies substantielles : locaux, frais de déplacement, chauffage, administration, etc. Pourtant, il faut le rappeler, la réglementation sur le télétravail* est relativement protectrice à l’égard des salariés. Il n’est possible qu’à la demande expresse de l’agent. Il ne peut être imposé par l’employeur que de manière ponctuelle et dans le cadre de mesures exceptionnelles comme la pandémie actuelle. L’employeur a l’obligation de prendre en charge les coûts découlant du télétravail et de les définir dans sa réponse à la demande de l’agent. Les agents exerçant en télétravail bénéficient des mêmes droits et obligations que ceux exerçant en présentiel. La santé physique des élèves et des enseignants est souvent mise en avant. Mais quid de leur santé psychologique ? Nous sommes tous éprouvés. Faut-il rappeler que les employeurs sont responsables de la santé physique et mentale des salariés qu’ils emploient ? ** Les enseignants, en général, ont des pratiques pédagogiques très personnelles. Tout naturellement, ils ont tendance à considérer que la nouvelle forme de travail dans laquelle ils se sont plus ou moins bien inscrits, à leur initiative depuis un an, l’est tout autant. Pas du tout. Le ministère de la fonction publique précise *** que le télétravail est un sujet collectif, et même qu’il est un levier de transformation des modes de travail. De forme exclusive lors du premier confinement, il est passé en mode mixte depuis le second : enseignement hebdomadaire en présentiel pour les enfants et à distance pour les autres. Certes, le service rendu au public est le moins pire possible dans de telles contraintes sanitaires. Mais le service public est globalement perdant avec une telle dégradation pédagogique : plus d’auditions ni de concerts, plus d’activités transversales, plus de projets. Quant à la surcharge de travail, même si elle est difficilement mesurable, elle est bien effective. Les pratiques du chant et de la danse sont les plus touchées. Non seulement le présentiel est interdit, mais l’enseignement à distance de ces disciplines est l’un des moins efficient. Au-delà, il est certain que l’enseignement artistique en général c’est de l’organique, du son, du corporel, du geste, du charnel, du sensible, du relationnel. Hors circonstances exceptionnelles, et donc d’une durée limitée, on ne peut pas considérer cet enseignement comme éligible au télétravail de manière pérenne. Publics et professionnels, nous souhaitons tous la fin rapide de ces temps présents. Certes, il ne faudra pas tout rejeter de cette période en terme de pédagogie. Des innovations, de la créativité, des remises en question salvatrices sont intervenues. D’ailleurs imaginer que ces mois se refermeront comme si de rien n’était, imaginer que le monde d’avant reviendra tel quel, croire qu’il n’y aura pas de suites ni de conséquences sur nos conditions de travail ultérieures : que d’illusions. Il est évident que l’environnement salarial va en être durablement altéré et qu’il faut dès à présent apprendre à se défendre des velléités managériales néfastes. Le SNAM regroupe les musiciens et musiciennes quel que soit leur métier : interprètes et/ou enseignants, qu’ils relèvent de l’emploi permanent ou qu’ils soient intermittents du spectacle. Cette polyvalence permet de défendre les professionnels de la musique en tenant compte de tous les champs d’activité qu’ils rencontrent. Paris, le 28 février 2021. * Pour le secteur public, décret 2016-151 et pour le secteur privé, code du travail article L 1222-9, 10 et 11. |
Publié le : 11 Mar 2021
Publié le : 11 Mar 2021
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C’est avec stupéfaction que nous apprenons la décision de Madame Nathalie Perrin-Gilbert, adjointe à la culture de la ville de Lyon, de baisser la subvention de l’opéra de Lyon.
Alors que le budget 2021 avait été validé avec les autres partenaires publics lors de l’Assemblée Générale en décembre 2020, elle décide unilatéralement et sans concertation avec la direction de l’opéra de Lyon, de baisser la subvention de la ville de 500 000 euros.
Cette décision tombe au plus mauvais moment et va fragiliser encore un peu plus cette institution qui traverse une période incertaine en raison de l’arrêt des spectacles depuis un an.
Au regard du montant total du budget de l’opéra, cette baisse peut paraître dérisoire mais constitue en réalité un mauvais coup porté à la création et à l’emploi. En effet, 500 000 euros représentent le coup moyen d’une production d’opéra, ce qui aura des conséquences sur l’emploi des artistes et des techniciens intermittents, notamment les plus précaires. L’essentiel du budget étant dédié à la masse salariale des salariés permanents et intermittents, c’est par conséquent au budget artistique et à la création que la ville de Lyon s’attaque en privant les spectateurs d’un certain nombre de concerts et de spectacles lyriques et chorégraphiques et en privant les artistes et les techniciens, très fragilisés par la crise actuelle, de contrats de travail et de source de revenus.
Mme Perrin-Gibert justifie cette baisse pour favoriser l’émergence artistique et la création, c’est mal connaître les activités et la programmation de l’opéra de Lyon. En effet, l’opéra de Lyon a su s’adapter aux attentes de tous les publics, jeunes et moins jeunes, en proposant dans la programmation de la grande salle et de l’amphi, tous les styles de musique et chorégraphiques et en engageant des artistes émergents locaux et régionaux.
C’est aussi mal connaître son ancrage dans la cité alors que l’opéra de Lyon développe des actions culturelles et pédagogiques notamment en direction du jeune public et des publics fragilisés économiquement et socialement.
Mme Perrin-Gibert justifie par ailleurs sa décision par le soutien à l’émergence de la création dans le cinéma. Il est pour le moins inique de vouloir opposer des formes d’art différentes, le spectacle vivant et le cinéma souffrant tous les deux de la fermeture des salles, ces deux secteurs ont chacun besoin d’un soutien indéfectible de la puissance publique.
Nous avons du mal à croire que le Maire de Lyon, à peine élu, puisse prendre une telle décision lourde de conséquences au détriment du rayonnement des arts et de la culture, alors que l’ancienne municipalité avait déjà supprimé certaines dotations à l’opéra de Lyon, le privant de ressources importantes.
Nous espérons que la ville de Lyon saura revenir sur cette décision incompréhensible en ces moments difficiles où la culture et ses personnels ont besoin d’un soutien sans faille.
Publié le : 2 Mar 2021