Le SNAM crée une adresse mail dédiée aux musicien·ne·s travaillant dans le champ du GUSO

 Publié le : 17 Déc 2020  

Il nous revient régulièrement des cas d’employeur·se·s relevant du champ obligatoire du GUSO qui imposent aux artistes de « facturer » leur prestation, se déchargeant ainsi de leur responsabilité d’employeur. Le GUSO et Pole Emploi, à qui nous avons fait part de cette difficulté, nous proposent de leur faire remonter directement les cas concrets et pratiques de refus pour qu’ils interviennent eux-mêmes auprès des employeur·se·s concerné·e·s.
Ainsi nous avons créé une boite mail dédiée que nous vous invitons à utiliser lorsqu’un organisateur·rice occasionnel·le de spectacle refuse d’utiliser le GUSO.
Outre la remontée au GUSO nos syndicats locaux pourront, dans certaines situations, intervenir directement.
Vous pouvez également utiliser cette adresse pour d’autres problèmes liés au GUSO (par exemple un refus abusif de contrat de la part du GUSO lui-même).
Les militant·e·s derrière cette adresse sont bénévoles, merci de ne pas l’utiliser de manière abusive. Elle a vocation à recevoir des cas concrets, si possible joignez des échanges de mail/sms/autre pour simplifier la démarche.

Les mails sont à envoyer ici : jepasseparleguso@snam-cgt.org

Pour nous contacter pour tout autre motif, merci d’utiliser ce formulaire.

UNE PLAISANTERIE ?

Depuis le début de la crise :

– Une majorité d’artistes enseignants a continué à travailler à distance et ce depuis la 1ère semaine du confinement. Malgré ces conditions de travail fortement dégradées, souvent sans que leurs employeurs ne leur fournissent le matériel adéquat, ils n’ont cessé de maintenir un lien pédagogique avec les élèves ;

– D’autres ont été placés en chômage partiel, principalement dans le secteur associatif. Leur faire rattraper des heures de travail pendant la période des congés s’apparenterait donc à de la fraude ;

– Aucune intervention de l’Etat n’a été déployée, ni en direction des collectivités territoriales qui ont à leur charge les politiques publiques d’enseignement artistique, ni en direction des enseignants eux-mêmes ;

– Le mix de présentiel/distanciel et le couvre-feu imposés par les différents décrets ont fait exploser les temps de trajet, multiplier les temps de travail et réduit d’autant le temps libre des professionnels qui envisagent de profiter complètement des quelques jours de congés de fin d’année… tout en continuant à préparer les cours qui reprendront en janvier.

Les enseignants, sur lesquels a reposé la continuité du service public rendu à la population, sont épuisés et ont donc besoin des congés de fin d’année. Ils entendent bien participer aux fêtes de fin d’année avec leurs proches !

NOUS DEMANDONS :

– DES EXCUSES PUBLIQUES DE MADAME BACHELOT ;

– QUE LES ORGANISATIONS SYNDICALES REVIENNENT AU CENTRE DU DIALOGUE SOCIAL EN S’APPUYANT SUR L’EXPERTISE DES PERSONNES QUI SONT SUR LE TERRAIN POUR L’ORGANISATION DU TRAVAIL EN PERIODE DE CRISE SANITAIRE ;

– QUE LES ENSEIGNANTS ARTISTIQUES PUISSENT, COMME LES ENSEIGNANTS DE L’ÉDUCATION NATIONALE, PERCEVOIR LA PRIME NUMÉRIQUE.

 

LE COMMUNIQUE EN PDF ICI 


LETTRE OUVERTE A ROSELYNE BACHELOT, MINISTRE DE LA CULTURE

 Publié le : 15 Déc 2020  

Plusieurs organisations d’artistes et d’acteurs du secteur musical adressent une lettre ouverte à Mme Roselyne Bachelot, ministre de la culture 

Alors que les lieux de spectacle restent fermés sur décision du gouvernement et que les artistes interprètes de la musique et du chant subissent très durement les conséquences de la crise sanitaire, plusieurs organisations d’artistes et d’acteurs du secteur musical adressent une lettre ouverte à la ministre de la culture à la veille d’une journée de manifestations à l’appel de multiples organisations partout en France.

 

Madame la Ministre,

La situation est grave pour les milliers d’artistes interprètes de la musique de notre pays et nous conduit aujourd’hui à vous adresser une lettre ouverte pour amplifier les démarches d’alerte que nous avons déjà manifestées à plusieurs reprises ces dernières semaines.

Alors que se décidait un second confinement, vous déclariez à la fin du mois d’octobre que  « certaines activités professionnelles peuvent continuer dès lors qu’il n’y a pas de public […]. Concrètement, la création artistique continue de vivre : les tournages, les répétitions de spectacle à huis-clos, les enregistrements et captations des œuvres sans public sont tout-à-fait possibles. »

Un mois et demi plus tard, alors que la reprise des spectacles ne débutera – au mieux – qu’à la mi-janvier et partiellement, vous n’avez mobilisé aucun budget pour concrétiser votre invitation.

Des centaines de millions d’euros sont mobilisés à juste titre pour les entreprises et la préservation des revenus des personnels permanents. Mais rien n’a été mis en œuvre pour permettre aux artistes de la musique de travailler. Nous évoquons ici la situation des 25 000 musiciens ou chanteurs intermittents du spectacle qui n’ont pour seul revenu depuis des mois que leurs allocations de chômage, mais aussi de toutes celles et ceux qui ont été les laissés-pour-compte de «l’année blanche».

Toutes et tous ont besoin de travailler. Pour gagner leur vie, pour préparer la reprise des spectacles d’ici quelques semaines ou quelques mois, pour exercer leur art quoi qu’il en soit.

Nous vous enjoignons solennellement à aller jusqu’au bout de votre invitation à continuer de créer en finançant de toute urgence un fonds pour l’emploi artistique qui puisse permettre aux artistes de la musique de reprendre le travail, ne serait-ce que quelques dizaines de jours dans un premier temps. Cela aurait aussi l’avantage de leur permettre d’acquérir de nouveaux droits sociaux en cotisant à leurs caisses sociales qui en ont grand besoin.

Des propositions vous ont été faites en ce sens par diverses organisations. Vous avez par ailleurs à votre disposition le très récent mais déjà déterminant Centre National de la Musique (CNM) qui a montré sa capacité à se mobiliser pour venir en aide aux différentes catégories de professionnels frappés par la crise, mais pour l’instant quasiment pas aux artistes interprètes eux-mêmes.

Veuillez agréer, Madame la Ministre, l’expression de nos sentiments les plus respectueux.

 

AJC (Association Jazzé Croisé) 

FAMDT (Fédération des Acteurs et Actrice des Musiques et Danses Traditionnelles) 

Grands Formats (Fédération d’artistes pour la musique en Grands Formats)

PROFEDIM (syndicat professionnel des PROducteurs, Festivals, Ensembles, Diffuseurs
Indépendants de Musique)

SMA (Syndicat des Musiques Actuelles)

SNAM-CGT (Union Nationale des Syndicats d’Artistes Musiciens de France)

SNM-FO (Syndicat National des Musiciens) 

 

LE COURRIER ICI 

 

Plusieurs organisations d’artistes et d’acteurs du secteur musical adressent une lettre ouverte à Mme Roselyne Bachelot, ministre de la culture 

Alors que les lieux de spectacle restent fermés sur décision du gouvernement et que les artistes interprètes de la musique et du chant subissent très durement les conséquences de la crise sanitaire, plusieurs organisations d’artistes et d’acteurs du secteur musical adressent une lettre ouverte à la ministre de la culture à la veille d’une journée de manifestations à l’appel de multiples organisations partout en France.

 

Madame la Ministre,

La situation est grave pour les milliers d’artistes interprètes de la musique de notre pays et nous conduit aujourd’hui à vous adresser une lettre ouverte pour amplifier les démarches d’alerte que nous avons déjà manifestées à plusieurs reprises ces dernières semaines.

Alors que se décidait un second confinement, vous déclariez à la fin du mois d’octobre que  « certaines activités professionnelles peuvent continuer dès lors qu’il n’y a pas de public […]. Concrètement, la création artistique continue de vivre : les tournages, les répétitions de spectacle à huis-clos, les enregistrements et captations des œuvres sans public sont tout-à-fait possibles. »

Un mois et demi plus tard, alors que la reprise des spectacles ne débutera – au mieux – qu’à la mi-janvier et partiellement, vous n’avez mobilisé aucun budget pour concrétiser votre invitation.

Des centaines de millions d’euros sont mobilisés à juste titre pour les entreprises et la préservation des revenus des personnels permanents. Mais rien n’a été mis en œuvre pour permettre aux artistes de la musique de travailler. Nous évoquons ici la situation des 25 000 musiciens ou chanteurs intermittents du spectacle qui n’ont pour seul revenu depuis des mois que leurs allocations de chômage, mais aussi de toutes celles et ceux qui ont été les laissés-pour-compte de «l’année blanche».

Toutes et tous ont besoin de travailler. Pour gagner leur vie, pour préparer la reprise des spectacles d’ici quelques semaines ou quelques mois, pour exercer leur art quoi qu’il en soit.

Nous vous enjoignons solennellement à aller jusqu’au bout de votre invitation à continuer de créer en finançant de toute urgence un fonds pour l’emploi artistique qui puisse permettre aux artistes de la musique de reprendre le travail, ne serait-ce que quelques dizaines de jours dans un premier temps. Cela aurait aussi l’avantage de leur permettre d’acquérir de nouveaux droits sociaux en cotisant à leurs caisses sociales qui en ont grand besoin.

Des propositions vous ont été faites en ce sens par diverses organisations. Vous avez par ailleurs à votre disposition le très récent mais déjà déterminant Centre National de la Musique (CNM) qui a montré sa capacité à se mobiliser pour venir en aide aux différentes catégories de professionnels frappés par la crise, mais pour l’instant quasiment pas aux artistes interprètes eux-mêmes.

Veuillez agréer, Madame la Ministre, l’expression de nos sentiments les plus respectueux.

 

AJC (Association Jazzé Croisé) 

FAMDT (Fédération des Acteurs et Actrice des Musiques et Danses Traditionnelles) 

Grands Formats (Fédération d’artistes pour la musique en Grands Formats)

PROFEDIM (syndicat professionnel des PROducteurs, Festivals, Ensembles, Diffuseurs
Indépendants de Musique)

SMA (Syndicat des Musiques Actuelles)

SNAM-CGT (Union Nationale des Syndicats d’Artistes Musiciens de France)

SNM-FO (Syndicat National des Musiciens) 

 

LE COURRIER ICI 

 


Snam-Infos n°76

 Publié le : 10 Déc 2020  

  • Orchestre d’Avignon : de la disparition annoncée au label National
  • Enquête Snam-Cgt sur la situation sociale des musicien.ne.s intermittent.e.s
  • Focus sur un ensemble permanent : l’Orchestre National de Metz
  • «Demandez à Clara» : un outil pour trouver des œuvres de compositrices pour ses élèves
  • Etre membre de la Sacem : indispensable pour la rémunération de nos compositions
  • Indemnité de fin de contrat des agents contractuels de la fonction publique territoriale
  • France Compétences ne renouvelle pas l’enregistrement du MIMA au RNCP…
  • L’indemnité de Suivi et d’Orientation des Elèves perdure
  • Les perles du confinement saison 2
  • Le chœur du Capitole, une longue histoire contrariée par la Covid