Assurance-chômage : Alerte !

 Publié le : 30 Nov 2018  

(communiqué commun CGT Spectacle)

Le patronat veut toujours plus d’économies

sur le dos des artistes et technicien.ne.s intermittent.e.s du spectacle !

La réunion du 28 novembre a été principalement consacrée à l’examen de la lettre de cadrage des négociateurs interprofessionnels à l’intention des organisations négociant dans le spectacle, le cinéma et l’audiovisuel, les règles spécifiques aux artistes et technicien.ne.s intermittent.e.s du spectacle.

Le projet de lettre de cadrage présenté par le patronat (Medef, CGPME, U2P) est particulièrement agressif. Même si les économies exigées sont difficiles à décrypter à la lecture du document, il s’agirait d’une triple peine :

  • • 51 millions € non effectués par l’accord de 2016 selon l’Unedic, à trouver au 1er juillet 2019 (soit la différence entre les 54 m€ « estimés » par l’Unedic et les 105 m€ exigés par la lettre de cadrage de 2016, que nous avions récusée)
  • • Un pourcentage proportionnel des économies exigées par le gouvernement, entre 3,33 et 10% soit entre 43 et 90 m€, là encore pour l’été 2019
  • • Une réduction de l’écart avec les droits au régime général portant le ratio dépenses /recettes à 3, au lieu de 3,5 soit au total environ 200 m€ d’économies au total d’ici 2020.

En clair, le patronat veut au minimum 90 millions en 2019 et encore 100 millions d’euros en 2020, ce qui signifie la disparition des annexes 8 et 10, en parallèle à la baisse drastique des droits au régime général. Tout en se prétendant non responsables des économies imposées par le gouvernement, le patronat se montre très zélé à casser les droits de toutes et tous ceux qui passent par l’assurance chômage !

Toutes les organisations syndicales ont refusé de discuter de cette lettre inacceptable, au moins sur la méthode. Appelons à l’unité syndicale, nécessaire pour récuser toute diminution de droits ! Le sujet est reporté au début de la séance du 11 décembre.

Il faut noter que le gouvernement n’a pas encore rendu opérationnel le comité d’experts qui doit analyser les effets de l’accord de 2016.

La CGT refuse toute économie sur les allocations chômage, alors même que la colère monte contre la précarité et le chômage. La CGT réclame une meilleure protection sociale, sur la base de cotisations justes, en partageant les richesses.

La CGT Spectacle appelle à rejoindre les rendez-vous de manifestations de samedi 1er décembre, contre le chômage et la précarité et pour l’augmentation des salaires.

Des assemblées générales vont être organisées dans différentes régions. Pour l’île de France, Ag au théâtre de La Colline à 19h le 10 décembre.

Paris 30/11/2019

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FRANCK RIESTER VA-T-IL ABANDONNER LES INTERMITTENTS AU MEDEF ?

 Publié le : 23 Nov 2018  

(communiqué commun CGT Spectacle)

PAS DE CONSEILLER SOCIAL AU MINISTERE DE LA CULTURE …

Franck Riester a annoncé jeudi 23 novembre en Comité Technique Ministériel aux organisations syndicales représentatives du ministère de la Culture qu’il ne nommerait pas de conseiller social au sein de son cabinet.
Selon lui, ses missions seraient assumées par « tous les membres du cabinet », « tous les directeurs généraux, et le secrétaire général ». Autant dire personne. Lorsque les fonctions sont diluées et que personne n’est en charge précisément de certaines responsabilités, celles-ci ne sont jamais pas véritablement assumées.

Franck Riester fait bien peu de cas de la situation des professionnels du spectacle, du cinéma et de l’audiovisuel.
Nous devons faire face à un certain nombre de dossiers brûlants, pour lesquels nous avons besoin d’un interlocuteur en responsabilité au sein du cabinet. Nous attendons sous peu la lettre de cadrage de la négociation spécifique de l’assurance chômage des artistes et techniciens du spectacle, dans laquelle le Medef compte demander de nouvelles économies inacceptables.
La constitution de l’OPCO « Culture et Média » est en route, mais elle nécessite notamment un dialogue particulier entre ministère de la Culture et du Travail.
Une réforme de la médecine du travail menace particulièrement la prévention des risques de santé au travail des intermittents.
Quant aux artistes auteurs, le semblant de concertation qui a eu lieu durant l’été n’a abouti à aucune décision politique.

La CGT Spectacle et ses syndicats sont préoccupés par la situation sociale de nos secteurs et l’avenir des professionnels…
Monsieur Riester ne prend apparemment pas la mesure des enjeux en présence ! Le mépris des professionnels n’est pas une réponse satisfaisante. Nous lui demandons donc de revenir sur sa décision et de nommer dans les meilleurs délais un conseiller social.

Paris, le 23/11/2018

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MOBILISATION LE 1ER DECEMBRE – AG DES PROFESSIONNEL-LE-S LE 10 DECEMBRE !

 Publié le : 22 Nov 2018  

(communiqué commun CGT Spectacle)

ASSURANCE CHOMAGE :
LE PATRONAT VEUT BAISSER LES DROITS DE TOUS LES CHOMEURS
ET S’ATTAQUE A NOUVEAU AUX ARTISTES ET TECHNICIENS INTERMITTENTS DU SPECTACLE !

Le gouvernement a imposé une nouvelle négociation sur l’assurance chômage cet automne pour exiger une baisse considérable des droits des chômeurs (3,9 Milliards € sur 3 ans pour 39 MDs d’allocations), du moins parmi les seuls 43% qui sont indemnisés.

La CGT refuse la lettre de cadrage imposant les économies sur le dos des chômeurs, mais les organisations patronales (Medef, CPME, U2P) veulent les appliquer, en visant les travailleurs précaires (CDD, intérimaires, CDI à temps partiels…) … et le régime des salariés intermittents du spectacle !

Le 28 novembre, la négociation débutera précisément sur une autre lettre de cadrage : celle de l’interprofessionnel aux négociateurs dans le champ du spectacle. Le patronat mené par le Medef a déjà annoncé vouloir répercuter les économies exigées par le gouvernement en direction des annexes 8 et 10.

Nous devons peser sur l’ensemble des négociations et empêcher les économies sur l’ensemble des chômeurs pour mieux empêcher la répercussion sur les artistes et techniciens intermittents du spectacle.

Faisons-leur entendre notre voix pour une négociation sans économies et au contraire nous permettant d’améliorer les règles issues de l’accord de 2016 !

Aussi notre fédération et nos syndicats appellent à participer massivement à la manifestation contre le chômage et la précarité :

Samedi 1er décembre
A Paris : Départ boulevard du Temple 14H30 – boulevard Filles du Calvaire – Boulevard Beaumarchais – Place de la Bastille – rue de Lyon et rue Traversière.

Rdv fédéral : angle boulevard du Temple, au niveau du théâtre Dejazet

Nous tiendrons une assemblée générale des professionnel.le.s du spectacle, du cinéma et de l’audiovisuel :

lundi 10 décembre à 19h au théâtre de la Colline

à propos de l’assurance chômage, et plus généralement de l’actualité sociale (retraites, Afdas, prélèvement de l’impôt à la source …) et de la politique « culturelle » du gouvernement, mise à mal par les attaques contre les services publics.
Nous inviterons nos camarades de la CGT intérim et des comités de privés d’emploi CGT.

Toutes et tous ensemble pour faire respecter nos droits !

Paris, le 22/11/2018.

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MOBILISONS-NOUS CONTRE LES VIOLENCES SEXUELLES ET SEXISTES !

 Publié le : 12 Nov 2018  

(communiqué commun CGT Spectale)

D’après un recensement d’études fait par la CGT, 80% des femmes disent être victimes de sexisme au travail, 20% des femmes disent avoir été victimes de harcèlement sexuel au travail, 10 viols ou tentatives de viols se produisent chaque jour sur un lieu de travail. 70% des victimes de harcèlement sexuel au travail n’en ont pas parlé à leur supérieur ou à leur employeur, 30% n’en ont parlé à personne. Seules 5% déposent plainte. Un an après les milliers de témoignages faisant suite au mouvement #MeToo, le nombre d’enregistrements de dépôt de plainte a cependant augmenté de 23,1% sur les sept derniers mois. Ce chiffre témoigne de l’ampleur et de la gravité des violences sexistes et sexuelles dans la société, au travail mais également d’un élan des femmes pour prendre la parole en visibilisant leur réalité.

Malgré tout, dans les secteurs d’activité du spectacle vivant, du cinéma, de l’audiovisuel ou des arts visuels, le mouvement #MeToo n’a pas provoqué les effets auxquels nous aurions pu nous attendre en France. Les questions des violences sexuelles et sexistes sur les plateaux, dans les bureaux, sur les tournages, en tournées… n’ont pas été suffisamment mise sur la place publique et restent toujours un tabou insupportable. Le fonctionnement du secteur « au projet », la précarité des contrats, la pression du chômage, la particularité des conditions d’exercice de nos métiers rendent d’autant plus vulnérables les artistes, les techniciennes et professionnelles de nos secteurs.

La Fédération CGT Spectacle et ses syndicats avaient lancé un Tumblr (plate-forme de microblogage), en juin 2017, afin de recueillir des paroles de victimes ou de témoins de ce type de violences. Cela a permis de libérer la parole de salarié.e.s et à nos organisations syndicales, de porter auprès des organisations d’employeurs et des pouvoirs publics la nécessité de créer une cellule de veille contre les violences sexistes et sexuelles spécifiques à nos métiers. Celle-ci s’appuierait sur l’expérience du Pôle Santé d’Audiens.

La CGT Spectacle et ses syndicats revendiquent également, pour contribuer à éradiquer ce fléau :

  • Le lancement d’une campagne nationale de prévention des violences sexistes et sexuelles au travail, avec un important volet d’information quant aux droits des victimes et un volet spécifiquement dédié aux responsabilités des employeurs ;
  • La création dans les centres de santé au travail de cellules de prévention et de prise en charge des personnes victimes de violences sexistes et sexuelles ;
  • La création de Comités d’Hygiène de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) de branche, qui ont pouvoir à agir dans le volet prévention des violences.

Il nous faut gagner et renforcer des droits collectifs pour mettre fin à la tolérance sociale et à l’impunité qui entourent les violences contre les femmes.
La Journée Mondiale du 25 Novembre pour l’Élimination des violences Contre les Femmes doit prendre cette année un relief particulier. La CGT est partie prenante dans le mouvement #NousToutes.
Nous appelons à toutes les mobilisations unitaires du 24 novembre 2018 dans les territoires, en lien avec les associations féministes et #NousToutes, ainsi qu’à toutes formes d’actions dans les entreprises et services.

Nous proposons un rendez-vous fédéral

ATTENTION changement de lieu de rdv:

 le 24 novembre à 14h
Sur les marches de l’Opéra à l’angle Place de l’Opéra, côté rue Halévy.
La manifestation se dirigera vers République

19/11/2019

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